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La polarité des croyances
La religion chrétienne n’accepte pas la réincarnation. Pour le chrétien il ne peut pas y avoir de réincarnation puisqu’il y a résurrection. A la mort, l’homme naît en Dieu, avec son corps spirituel. Cependant on pourrait se demander pourquoi Dieu a crée un si vaste et magnifique univers, pour que l’on soit « cantonné » sur notre terre, et qu’en l’espace d’une vie, on ne peut en comprendre qu’une infime partie ?
Passons nous directement de notre état d’être humain aux côtés de Dieu en une seule vie ? Et qu’en serait-il de tous ceux qui n’ont pas pu ou n’ont pas voulu vivre une vie spirituelle ? L’enfant qui est mort jeune, aura-t-il alors la même destinée que le vieillard mort à plus de cent ans ? Si oui, j’en viens à me demander quel est véritablement le rôle de notre passage sur terre, si tout un chacun, peu importe la vie qu’il mène, arrivera au même endroit qu’un autre ayant vécu tout autrement, si nous avons qu’une seule vie. Dans ce cas, pourquoi serais-je cantonné à une existence particulière au lieu d’une autre ? Et comment expliquer les capacités d’une personne, par exemple pour un métier qu’il exercera sans peine, alors qu’une autre devra l’apprendre difficilement ? Aussi pourquoi l’homme préhistorique aurait vécu quelques années dans des conditions particulièrement difficiles, sans avoir eu ne serait-ce que les outils pour s’éveiller comme nous, homme d’aujourd’hui ? Qu’en est-il de lui, qui n’avait surement même pas pleinement conscience de lui-même ?
Le chrétien ne tend pas non plus à la réincarnation, parce qu’il croit que l’âme nait avec le corps. Paradoxalement il est démontré par une étude qui date de plusieurs dizaines d’années maintenant, qu’un chrétien sur quatre croit, ou tout du moins admet, que la réincarnation est tout à fait plausible, et qu’elle n’entre pas en conflit avec leur religion.
Contrairement au Christianisme, l’Hindouisme et le Bouddhisme sont les deux religions les plus connues, dans lesquelles la réincarnation fait partie intégrante. Elle prend une place première dans l’évolution de l’âme. Une seule vie ne peut suffire pour atteindre la perfection.
On retrouve alors la loi du karma, qui régit vos futures vies en fonction des actes de vos vies antérieures. Si vous agissez mal dans votre existence actuelle, alors votre future vie sera difficile. Il n’est pas rare aussi de croire que les très mauvaises actions, vous réincarnent dans le corps d’animaux haïs de tous. Le but étant de vous faire expier vos fautes. Inversement vos bonnes actions et pensées, vous dessinent une prochaine existence plus facile est plus aisée. Cette pensée influe cependant sur ce qui fait de nous des êtres humains, à savoir le libre arbitre. Si nous vivons une vie que nous trouvons difficile et bardée d’embûches, il est alors facile de penser qu’ayant mal agit dans une vie antérieure, nous sommes là pour subir une punition. Mais où serait le libre arbitre de l’homme dans une vie où il ne pourrait pas agir sur les évènements ? Et comme nous ne nous souvenons pas de nos vies passées, il en découlerait cet effet pervers de ne pas savoir pourquoi nous devons subir toutes ces épreuves. Comment accepter une peine sans en connaître la cause ? Et où serait le droit à l’erreur ? Pourquoi devrais-je payer pour un acte que j’ai effectué sans pour autant prendre conscience qu’il allait produire un effet désagréable ?
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