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1°) Les sorcières 2°) La chasse aux sorcières 3°) La raison au-delà des superstitions 4°) La sorcellerie de nos jours |
L’Inquisition commença au XVIème siècle et dura jusqu’au XVIIIème siècle. Pendant ces trois siècles, les victimes seront nombreuses, les tortures systématiques pour faire avouer, le plus souvent à des innocents, la pratique de la sorcellerie. Les bûchers flamberont partout en Europe. Les femmes principalement seront touchées, auxquelles on attribue une intelligence médiocre et une faiblesse systématique aux tentations diverses, étaient plus sujettes à être sous la coupelle du diable. On cherchera d’ailleurs sur chacune des femmes mises en cause, la marque du contrat passé avec Satan. Marque qui doit se trouver inscrite sur leur corps, peu importe l’endroit et la forme, autant dire que cela offrait un large choix.
Les procès inquisitoriaux, ne laissaient guère de chance à l’accusé de s’en sortir. Les tortures infligées auparavant, finissaient par faire reconnaître aux accusés tout ce que l’on voulait entendre. Bien que la plupart d’entre eux revenaient sur leurs aveux, leur sort était malgré tout scellé. Les procès qui se déroulaient par la suite étaient tout aussi pervers. La tournure que prenait les questions posées aux accusés leur donnait au final toujours tort. Et dans le cas où celui-ci s’abstenait de répondre, c’était pire encore, cela était pris comme un aveu et confirmation tacites des charges qui pesaient contre lui.
Régulièrement des témoins, que l’on obligeait à venir ou que l’on payait, venaient affirmer la véracité des faits de sorcellerie dont l’accusé faisait l’objet. Certains confirmeront avoir vu l’accusé prendre des apparences animales pour accomplir méfaits et vengeances. D’autres indiqueront encore les avoir vus s’envoler dans le ciel, à califourchon sur des bâtons, voir même des balais, pour se rendre au Sabbat. Le Sabbat est le rassemblement nocturne de toutes les sorcières d’une contrée en un lieu précis et jamais identique, où se déroulait de grandes festivités, repas et orgies sexuelles, le tout en présence, très souvent, du diable en personne.
Ces témoignages souvent bien loufoques, à la limite du ridicule, venaient corroborer le jugement et la peine qui s’en suivait, qui était la plupart du temps, la mort. La mise à mort se faisait par le bûcher. On pensait que les flammes les expédieraient directement vers leur destinée ultime, l’enfer. Elles seraient soumises à la damnation éternelle pour tout le mal effectué ici bas. Il restait cependant possible, mais dans de très rares cas, que le condamné qui faisait repentance, ne soit pas mis à mort. Il était chassé de sa contrée, ses biens et richesses étaient confisqués.
L’Inquisition n’eut pas la même intensité dans chaque pays. Chacun avait son seuil de tolérance en matière de sorcellerie, et chacun n’appliquait pas les lois aussi strictement et naïvement. Mais cela restait rare, et les procès expéditifs suivis de mise à mort étaient légion. Il faut dire aussi qu’une simple dénonciation, sans preuves particulièrement étayées, suffisaient à faire condamner quelqu’un. Les abus furent nombreux, et certains utilisaient cette facilité pour se débarrasser tout bonnement des personnes qui les dérangeaient, alors qu’elles n’avaient aucun rapport avec les pratiques de sorcellerie.
L’Inquisiteur était un délégué direct du pape. Il ne devait rendre compte qu’à celui-ci. Rien ni personne ne pouvait entraver sa bonne marche, quel que soit son rang dans la société. On devait aussi lui apporter un appui, à la hauteur de ses moyens, si cela s’avérait nécessaire. Nul n’était donc à l’abri d’être un jour la proie de la machine inquisitoriale, si ce n’est l’Inquisiteur lui-même. Mais il ne faisait pas pour autant l’objet du soutien de l’ensemble de la population. Bien des Inquisiteurs ont subi de fortes représailles et ont trouvé la mort, de façon parfois plus atroce, que ceux qu’ils envoyaient au bûcher. Cela est du principalement aux abus et dérapages liés à leur pouvoir. Leur mission « divine », de débusquer la sorcière et d’anéantir le mal, tournait parfois à l’obsession, voir à la démence.
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