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1°) Les sorcières 2°) La chasse aux sorcières 3°) La raison au-delà des superstitions 4°) La sorcellerie de nos jours |
La chasse aux sorcières fera d’innombrables victimes. Difficile à quantifier, on parle d’une fourchette de cinquante mille à cent mille victimes. Pourtant, tout le monde n’adhérait pas pleinement à cette pratique, et quelques voix se sont élevées pour dénoncer et tenter d’enrayer cette folie meurtrière appliquée au nom de Dieu. Jean Wier, le plus connu certainement d’entre tous, était un médecin qui tendait à expliquer qu’il existe un réelle différence entre les criminels de droit commun, ceux dont les maladies mentales les faisaient penser qu’ils étaient au service du diable, et les pratiques de la sorcellerie en toute connaissance de cause.
La médecine fit alors son chemin, et commençait à expliquer certains cas, que l’on attribuait auparavant à la sorcellerie ou à la possession démoniaque. Les catatoniques ne devenaient plus systématiquement ceux que l’on croyait servants du diable, mais bien de sérieux malades mentaux, dont la maladie explique certains comportements que l’on pensait démoniaque. Louis XIV mit fin officiellement à la sorcellerie en 1682. Cette date sonne, officiellement tout du moins, la fin des buchers et des procès expéditifs qui n’avaient aucun fondement réel. Cela cependant, n’empêchait pas, que les craintes de la population vis-à-vis de la sorcellerie perdurent. Et certains, à défaut que l’Inquisition s’en charge, se feront justice eux-mêmes.
Avec le XVIIIème siècle, arrive ce que l’on appelle « le siècle des lumières ». Il permettra entre autre, de comprendre que la sorcellerie, basée uniquement sur des superstitions et l’ignorance populaire, n’était que chimère, et n’avait aucun fondement fiable. Cette époque, qui tend à se baser plus sur des faits cartésiens et des explications scientifiques rationnelles, a sévèrement dénigré les pratiques magiques. Mais pour autant, le peuple souvent ignorant ne comprenait pas toujours ces explications, et les superstitions sont encore bien ancrées dans la croyance populaire.
Le diable revêt alors une importance moindre, et les phénomènes naturels auxquels il était auparavant associé, trouvent désormais des explications moins fantasques. Il inspire cependant toujours autant de crainte, mais, quand avant on le voyait partout et dans les moindres changements de température, ou l’arrivée de pluies, grêles et autres phénomènes climatiques, on comprend un peu mieux qu’il n’est pas l’auteur systématique de tous ces types d’évènements.
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