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La vie en Communauté

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   1°) La séparation
   2°) Union des hommes
   3°) La communauté

La séparation

Le principe de la séparation des hommes ne remonte pas à hier. Cela date certainement de la sédentarisation de celui-ci, au moment où chaque homme a commencé à s’approprier un territoire, souvent en dépit de son congénère. Chacun pouvait alors y cultiver sa terre et vivre du fruit de son travail. Les uns possédant parfois plus que les autres, la séparation des hommes devenait inévitable pour pouvoir accumuler au mieux le maximum de richesses. Le partage, essence même de la survie de tous, devenait alors une chose qu’il fallait à tout prix bannir. Au fil des âges et du temps, la séparation entre les hommes devenait presque naturelle. Les valeurs fondamentales comme l’échange et l’entraide devenaient des services monnayables. L’argent, valeur d’échange des marchandises, était le rempart s’érigeant de plus en plus dans les relations humaines.

Tout devait se payer, tout devait avoir une valeur monétaire pour que celui qui désire bénéficier d’un produit ou d’un service puisse en jouir. L’homme devait alors travailler pour sa propre survie. Il devait d’abord axer sa vie sur le gain financier afin d’assurer son existence. Pour celui qui rate bien souvent la seule chance que lui donne la société, il est très difficile de remonter la pente. D’autant plus lorsque la majorité des gens ne vous tendent pas la main de peur de perdre leurs richesses ou leurs statuts.

Nous en sommes arrivés là, au paroxysme de l’individualité et du chacun pour soi. La production des richesses n’est pas correctement répartie, et c’est bien souvent ceux qui fournissent le plus d’effort qui bénéficient le moins du fruit de leur travail. Les uns exploitent les autres dans le but de pouvoir assurer leur survie, même si certains doivent y laisser leur vie. Après tout tant que cela ne m’atteint pas cela ne me concerne pas.

Aux vues de ces constations qui régissent tristement le monde actuel, une première conclusion s’impose : l’être humain est un être primitif. A l’époque des hommes préhistoriques, les hommes se querellaient afin de savoir qui allait diriger la tribu, qui allait obtenir la plus belle femme, qui allait pouvoir jouir sans compter des richesses, alors que les autres devraient se contenter du restant, et s’ils ne survivaient pas, après tout, la loi du plus fort était la meilleure, et tout le monde vivait ainsi.

Les hommes préhistoriques ont vécu il y a plusieurs dizaines de milliers d’années. Pourtant le système n’a pas changé ! L’homme fonctionne toujours ainsi ! La technologie a évolué, les systèmes informatiques ont fait leur apparition, l’évolution scientifique a fait de grands pas, mais la mentalité humaine, elle, est restée à l’époque de la préhistoire.

Les plus forts imposent toujours leurs lois aux plus faibles, les hommes se « tapent dessus » et se font de nombreux coups bas pour obtenir les postes à pouvoir, on s’entretue mutuellement pour prendre possession des richesses. Tout cela pour satisfaire une petite partie de la société qui détient le plus de biens et de pouvoir qu’il ne le faudrait, alors que le restant doit se débrouiller avec ce qui reste, même s’ils doivent y laisser leur vie ! Comment peut-on affirmer que l’on vit dans une société « avancée » ou même « civilisée » ?

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