L'automne a dépouillé la steppe hongroise de ses beaux oripeaux. La
forêt, la vaste et giboyeuse forêt hongroise, dort debout, emmitouflée dans son écharpe de brouillard. C'est sans doute par un de ces matins frileux que
le roi Mathias s'égara lors d'une partie de chasse.

Ce monarque éclairé du XVe siècle qui fit de Buda un grand centre de la Renaissance et de l'humanisme.
Six cents ans plus tard, F ex-ville royale puis impériale, qui fera son entrée au printemps prochain dans l'Union européenne, est un vrai bouillon de culture.
C'est à Pest qu'on le trouve : deux opéras, quatre orchestres symphoniques, quarante théâtres, près de cinquante musées, quatre-vingt-dix galeries d'art,
cent salles de cinéma (dont un palais dédié au 7e Art), de multiples espaces culturels. Non, vous ne rêvez pas ! Du haut de la colline aux Rosés, depuis le
château du roi Mathias, Buda, bâtie sur l'antique Obuda qu'occupaient les Romains, contemple la turbulente « Pest Broadway ». Pest qui accueille dans son
Théâtre national flambant neuf la danse contemporaine, celle qui flirte sans vergogne avec la comédie musicale. À l'Opéra, le fantôme de Liszt fredonne à
jamais une rapsodie aux côtés de Bêla Bartok ; mais les Hongrois sont d'abord friands d'opérettes. Musiques actuelles, danse et théâtre contemporains...
Tout au long de l'année, les festivals et manifestations se succèdent : du bal du Nouvel An aux marchés de Noël, en passant par l'un des plus grands
festivals européens de rock. Rien n'est jamais collet monté (35 € l'une des meilleures places à l'opéra).
L'automne a dépouillé la steppe hongroise de ses beaux oripeaux. La
forêt, la vaste et giboyeuse forêt hongroise, dort debout, emmitouflée dans son écharpe de brouillard. C'est sans doute par un de ces matins frileux que
le roi Mathias s'égara lors d'une partie de chasse. Ce monarque éclairé du XVe siècle qui fit de Buda un grand centre de la Renaissance et de l'humanisme.
Six cents ans plus tard, F ex-ville royale puis impériale, qui fera son entrée au printemps prochain dans l'Union européenne, est un vrai bouillon de culture.
C'est à Pest qu'on le trouve : deux opéras, quatre orchestres symphoniques, quarante théâtres, près de cinquante musées, quatre-vingt-dix galeries d'art,
cent salles de cinéma (dont un palais dédié au 7e Art), de multiples espaces culturels. Non, vous ne rêvez pas ! Du haut de la colline aux Rosés, depuis le
château du roi Mathias, Buda, bâtie sur l'antique Obuda qu'occupaient les Romains, contemple la turbulente « Pest Broadway ». Pest qui accueille dans son
Théâtre national flambant neuf la danse contemporaine, celle qui flirte sans vergogne avec la comédie musicale. À l'Opéra, le fantôme de Liszt fredonne à
jamais une rapsodie aux côtés de Bêla Bartok ; mais les Hongrois sont d'abord friands d'opérettes. Musiques actuelles, danse et théâtre contemporains...
Tout au long de l'année, les festivals et manifestations se succèdent : du bal du Nouvel An aux marchés de Noël, en passant par l'un des plus grands
festivals européens de rock. Rien n'est jamais collet monté (35 € l'une des meilleures places à l'opéra).
Pas même le Café Gerbeaud, sous ses plafonds et lustres Belle Époque, où le café Sissi n'est autre qu'un expresso
à la chantilly délicieusement parfumé à l'alcool d'abricot.
Pas même le temple raffiné de la gastronomie, chez Gundel, où le tokaj muscat lunel se marie divinement à une tranche de foie gras froid grillé de Hongrie.
Les extravagances du zoo qui le jouxte, comme les glissades familiales et colorées sur la patinoire gelée à l'ombre de la place des Héros, sont là pour nous
dégriser. L'avenue Andràssy, Champs-Elysées de Budapest, nous ramène vers le fleuve : le beau Danube bleu. Il est le trait d'union entre Buda et Pest
qui se sont unifiées en 1875 en Budapest. Prononcez « Bouda-pecht », à la hongroise. Des treize ponts qui ont fait le lien entre Pest et Buda, neuf ont été
reconstruits. À l'identique. Dont le symbolique Pont des Chaînes. En 1943, l'armée allemande a bombardé tous les ponts et 70 % de la ville ont été détruits.
C'est miracle de retrouver intacte la splendeur baroque, néo-Renaissance, Art Nouveau des monuments d'une capitale dont le Parlement, « La Maison de la
Patrie », copie celui de Londres. Entre l'urbanisme néo-réaliste de la période soviétique, cette splendide architecture classée au patrimoine mondial de
l'Unesco est en pleine restauration. Les hôtels de luxe s'y bousculent.
Avant de partir, on fera trempette dans les bains thermaux d'une ville qui compte 120 sources chaudes et de
nombreux établissements qui furent la sortie dominicale des familles sous l'ère communiste. Bains, piscines, hammams, saunas, boxes de massages :
depuis l'occupation turque en 1541, les bains sont une institution. Autour de leur dôme néo-baroque, ceux de Széchenyi sont nos préférés. En plein air,
au soleil d'hiver, on marine dans les vapeurs du jacuzzi tout comme les joueurs d'échecs penchés sur leur damier flottant. Les échecs sont un sport
national. L'équitation en est un autre. D'un cheval d'ivoire au demi-sang hongrois, il n'y a qu'un galop : celui d'une peuplade tibétaine nomade qui s'est
métissée aux Lapons et Finnois entre Oural et Caucase, avant d'arrêter le voyage dans la steppe Pannone de l'Europe centrale. Les chevaux des sept
tribus Magyars sont comme leurs cavaliers entrés dans la légende : ils ont fait la Hongrie.